Konstantinos Kyriakopoulos est un·e artiste et chercheur·euse grec·que basé·e à Paris. Après un master en photographie aux Beaux-Arts de Cergy, iel a poursuivi ses études aux Beaux-Arts de Paris. Sa pratique sculpturale s’articule autour de la structure récurrente du lit, envisagée comme une « technologie du contenant » — un système de support qui encadre les corps, les relations et les formats d’exposition. À travers des projets collaboratifs, iel explore les tensions entre autonomie et dépendance, contenu et dispositif de présentation, en intégrant souvent le son, la lumière, la projection et des éléments scénographiques.
La collaboration occupe une place centrale dans sa méthodologie, mettant l’accent sur la négociation, le partage de l’autorité et les dynamiques institutionnelles. Son travail a été présenté dans plusieurs lieux et institutions artistiques en France, notamment Bétonsalon, la Fondation d’entreprise Pernod Ricard, le FRAC Île-de-France, le FRAC MÉCA, DOC! et La Villette. Iel a bénéficié d’une bourse du CNAP en 2025 et a participé à des résidences à la Fondation d’entreprise Pernod Ricard et à la Fondation Fiminco.
Louise Nicolas de Lamballerie est commissaire d’exposition indépendante. Sa pratique interroge l’influence des espaces sur les formes, les usages et les relations qui s’y déploient. Envisagée dans son sens élargi, l’architecture y devient une structure active, participant à la conception des projets comme à l’expérience des œuvres. Ses recherches s’intéressent aux relations entre différents contextes territoriaux, aux dynamiques qui traversent les espaces dits centraux et périphériques, ainsi qu’aux modes de circulation des pratiques artistiques entre ces différents environnements. Plutôt que d’envisager le centre et la périphérie comme des catégories opposées, son travail s’attache aux formes d’interdépendance qui les relient et aux manières dont les contextes locaux façonnent la production, la diffusion et la visibilité artistiques.
Son parcours s’est construit au sein de structures privées, publiques et associatives, ainsi qu’à travers plusieurs résidences de recherche curatoriale, notamment à Memento, aux Beaux-Arts de Paris, au Bel Ordinaire et au Hordaland Kunstsenter. Elle a développé des projets d’exposition et de recherche dans des contextes variés, parmi lesquels le Palais des Beaux-Arts de Paris, la Galerie Édouard Manet à Gennevilliers, la Chapelle de la Charité à Arles, Les Ateliers des Arques et Memento à Auch.
To the Moon and Back est une pièce collaborative créée dans le cadre du parcours d’art contemporain Des montagnes et des artistes, porté par les Abattoirs, Musée–FRAC Occitanie Toulouse et le FRAC Nouvelle-Aquitaine MÉCA. Présentée une première fois sous le titre Elephant in a Room à la Galerie Édouard Manet à Gennevilliers, la sculpture occupait alors la totalité de l’espace d’exposition, transformé en salle de cinéma à l’occasion d’une exposition avec la réalisatrice Tohé Commaret. Déplacée quelques mois plus tard au cœur des montagnes, aux Granges de Lurgues à Aulon, la même structure change radicalement d’échelle, de fonction et d’adresse. D’espace de projection, elle devient observatoire et lieu à habiter, presque infime face au paysage qui l’entoure.
Installée en extérieur pendant quatre mois, To the Moon and Back a accueilli concerts, workshops, observations du ciel étoilé, siestes, pique-niques et moments de flânerie. Située sur le GR10, elle est également devenue un espace de repos pour les marcheur·euses. À travers ce déplacement, le projet interroge ainsi la manière dont le contexte transforme la perception, l’usage et finalement le sens même d’une œuvre.